Réduction des Pertes Énergétiques en Milieu Industriel à Haute Intensité

Continuité de service et contraintes d’exploitation

Enjeux dans l’industrie

5 minutes de lecture / 31 mars 2025

Les grands espaces industriels (halls de production, entrepôts, ateliers) nécessitent un chauffage puissant pour garantir le confort et la stabilité des procédés. La consommation finale de l’industrie française s’élevait à 283 TWh en 2023, dont 36 % couverts par le gaz naturel, principalement utilisé pour le chauffage. Le chauffage représente ainsi une part significative des dépenses : il compte pour 10 à 30 % de la facture énergétique d’un site industrie. Cette facture est d’autant plus élevée que les bâtiments à grande hauteur souffrent de stratification thermique l’air chaud monte et reste stocké près du plafond entraînant une surconsommation d’énergie. Face à la hausse des prix de l’énergie et aux exigences de confort, les industriels cherchent aujourd’hui des solutions à fort retour sur investissement pour optimiser leur chauffage.

Solutions GSEH pour améliorer l’efficacité énergétique

GSEH propose trois solutions clés pour réduire les coûts de chauffage et améliorer l’efficacité énergétique des grands volumes :

Déstratificateur d’air

Le déstratificateur est un ventilateur de plafond qui mélange l’air chaud accumulé en hauteur avec l’air froid près du sol. En renvoyant l’air surchauffé du plafond vers le bas, ce système homogénéise la température ambiante et limite le gaspillage d’énergie. Selon les fabricants, un déstratificateur peut réduire les besoins de chauffage jusqu’à 30 %. Concrètement, un cas d’étude Veolia montre qu’une installation de 50 déstratificateurs dans des halls industriels doit générer une baisse de 20–25 % de la consommation de gaz pour le chauffage. Outre la diminution de la facture énergétique, l’amélioration du confort thermique est notable, ce qui favorise la productivité des opérateurs. Cette solution simple à installer offre un retour sur investissement rapide grâce aux économies réalisées.

Calorifugeage des réseaux

Le calorifugeage consiste à isoler thermiquement les canalisations et les équipements des réseaux de chauffage (eau chaude, vapeur, chauffage urbain). En réduisant les échanges thermiques non désirés, le calorifugeage diminue les pertes de chaleur sur l’ensemble de l’installation. L’opération est éligible aux Certificats d’Économies d’Énergie (prise en charge à 100 %), ce qui supprime l’investissement initial pour l’industriel. Les études indiquent que le calorifugeage peut permettre d’économiser de l’ordre de 12 à 15 % de l’énergie consommée par un réseau chaud. Cette isolation améliorée réduit directement la facture de chauffage et améliore l’efficacité thermique du site, assurant un retour sur investissement significatif.

Des solutions techniques pour limiter les pertes énergétiques

1. Destratificateurs d’air : uniformiser la chaleur pour économiser

Dans les ateliers ou entrepôts à grande hauteur, l’air chaud produit par le chauffage ou les machines a tendance à s’accumuler en hauteur, tandis que l’air plus froid stagne au sol. Ce phénomène de stratification entraîne un chauffage inégal (trop chaud sous plafond, trop froid en bas) et des dépenses excessives, car la chaleur s’échappe par le toit. Le destratificateur d’air est une solution simple : il s’agit de ventilateurs ou de brasseurs d’air installés en hauteur, qui homogénéisent la température en faisant redescendre l’air chaud.

Impacts :

  • Jusqu’à 30 % d’économies sur les coûts de chauffage en limitant l’accumulation de chaleur en toitureedf.fr. En redistribuant la chaleur de façon uniforme, on chauffe moins pour un confort égal.

  • Moins de déperditions par le toit et les parois hautes, grâce à une température uniformisée dans tout le volume. La chaleur reste à hauteur d’homme au lieu de se perdre au plafond.

  • Confort thermique amélioré pour les opérateurs au sol : fini les zones froides en hiver, la température est plus stable à tous les niveaux. Indirectement, cela peut aussi réduire l’humidité et améliorer les conditions de travail.

En somme, la destratification de l’air permet de faire plus avec moins : même avec un rythme de production élevé, le chauffage devient plus efficace. C’est une mesure à retour sur investissement rapide, d’autant qu’elle est relativement simple à installer (peu d’impact sur l’exploitation pendant la mise en place) et peu onéreuse comparée aux économies réalisables sur la facture de chauffage.

2. Traitement des points singuliers : éliminer les ponts thermiques cachés

Les points singuliers désignent toutes les petites pièces et ouvertures sur les réseaux de fluides (vannes, robinets, clapets, brides, etc.) qui interrompent l’isolation continue des tuyauteries. Ce sont souvent des « trous dans la raquette » isolante, par lesquels la chaleur s’échappe facilement : on parle de ponts thermiques localisés. Individuellement modestes, ces fuites de calories se multiplient sur un grand site industriel et finissent par peser sur le bilan énergétique. La déperdition thermique due aux points singuliers peut représenter jusqu’à 15 % de pertes de chaleur sur un réseau non traité un gisement non négligeable de gains potentiels.

La solution est l’isolation de ces points singuliers, par exemple en installant des matelas isolants sur chaque vanne et élément exposé. Ces housses isolantes sur mesure suppriment le pont thermique au niveau de la pièce et retiennent la chaleur dans le fluide.

Avantages :

  • Élimine les fuites de chaleur ciblées : en supprimant les ponts thermiques, on évite les pertes locales (jusqu’à 15 % du total sans traitement) et on stabilise la température du fluide dans tout le réseau.

  • Intervention légère et rapide : un technicien identifie les points à traiter puis pose les isolants. Ce n’est pas un chantier lourd, et l’impact sur l’activité est minimal. Les matelas sont amovibles pour permettre la maintenance régulière des vannes sans contrainte.

  • Moins de surchauffe dans les locaux techniques : en isolant ces pièces souvent brûlantes (soupapes, vannes de chaufferie…), on évite de chauffer inutilement les alentours. Le personnel bénéficie d’un environnement de travail plus sûr et moins chaud, et la climatisation en été peut être soulagée.

Comme pour le calorifugeage global (isolation des tuyauteries), l’isolation des points singuliers est une action ciblée à fort ROI. Elle s’attaque à des pertes invisibles mais bien réelles, avec un investissement modeste souvent éligible à des aides. En effet, ces opérations peuvent être financées en partie, voire à 100 % via les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), selon les cas. Autrement dit, le gain est immédiat sur la facture, tandis que le coût peut être amorti dès la réalisation des travaux grâce aux primes disponibles.

3. Calorifugeage : isoler les réseaux de fluides pour stopper les pertes

Le calorifugeage consiste à isoler thermiquement l’ensemble des réseaux de fluides chauds ou froids d’un site industriel (canalisations de vapeur, d’eau chaude, de chauffage, cuves, voire tuyauteries de froid). Sans isolation, ces réseaux perdent de la chaleur tout au long du parcours particulièrement lorsqu’ils traversent des zones non chauffées ou l’extérieur. Il n’est pas rare de mesurer plusieurs dizaines de degrés de différence entre la sortie de chaudière et l’arrivée du fluide à destination si les tuyaux sont nus. En appliquant une épaisse couche isolante sur ces conduites et équipements, on maintient la température du fluide et on évite de gaspiller de l’énergie pour rien.

Bénéfices :

  • Moins de déperditions thermiques : le calorifugeage des réseaux de chauffage industriels diminue d’environ 30 % les pertes d’énergie sur ces circuits. En d’autres termes, presque un tiers de la chaleur qui s’échappait auparavant est conservée et utile.

  • Économies sur la facture : en réduisant les déperditions, on réduit d’autant les besoins de chauffe. À la clé, jusqu’à 20 % de dépenses de chauffage en moins grâce à une bonne isolation des tuyaux. Ce gain se répercute directement sur les coûts de production et améliore la rentabilité, surtout dans un contexte de prix élevés de l’énergie.

  • Polyvalence et impact climatique : le calorifugeage s’applique tant aux fluides chauds qu’aux fluides refroidis (réseaux de froid), ce qui élargit son champ d’action à de nombreux procédés industriels. En consommant moins d’énergie pour un même travail, l’industriel réduit d’autant son empreinte carbone. À titre d’illustration, malgré les progrès, l’industrie française consommait encore 285 TWh en 202 chaque réduction de gaspillage contribue aux objectifs de transition énergétique.

Notons que cette solution est de plus en plus reconnue comme un levier d’efficacité incontournable. Elle sera d’ailleurs obligatoire dès 2027 dans les bâtiments tertiaires et copropriétés en France (même si l’industrie n’est pas encore concernée par cette obligation). Des dispositifs d’aides financières (primes CEE, etc.) existent également pour encourager les sites industriels à calorifuger leurs installations, couvrant une partie substantielle de l’investissement. Le retour sur investissement est donc double : économies durables sur l’énergie et subventions à l’appui.

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